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Artistes et univers mis en valeur

Plus que des licences phares, des épopées contemporaines qui ont façonné le vingtième siècle.

Depuis l’après-guerre, le manga japonais, dans son format papier, passe le plus souvent par des magazines de prépublications qui permettent, chapitre par chapitre, d’identifier les futurs talents face aux désidératas des lecteurs repris dans des sondages. Les lecteurs de ces magazines font et défont les légendes.  L’animation, quant à elle, vient alors valider une sérialisation à succès et suit, dans la majorité des cas, un parcours différent dans le processus créatif que celui du manga sur papier avec des équipes de réalisation qui lui sont dédié. La sérialisation des chapitres prédestine le découpage des épisodes. Entre le manga et l’animation, le style graphique s’inspire de l’auteur original tout en offrant un nouveau regard apporté par ces équipes artistique. Le fonds culturel THE ART OF ANIME tient à mettre particulièrement à l’honneur ces univers créatifs d’auteurs mangakas, hommes et femmes, ayant marqué les genres graphiques du vingtième siècle qu’ils soient des signatures de renom ou de simples anonymes de l’ensemble de la chaine de réalisation et de production d’animation.

Nota : Notre collection élaborée depuis 2008 étant un patrimoine vivant, la liste d’univers présentés se veut représentative et évolutive au gré des acquisitions.


Le pionnier, l'univers d'Osamu TEZUKA :

Père du manga moderne d’après-guerre, Osamu TEZUKA est le pionnier japonais de l’animation, il porte pour la première fois à l’écran le concept de feuilleton avec une esthétique propre aux grands yeux que l’on retrouve, entre autres dans la saga « Astro le petit robot », diffusée dès 1963 au Japon et aux Etats-Unis et dans sa seconde itération en 1980 en France. Le fonds culturel THE ART OF ANIME présente des mangas des années 60, des œuvres d’animation de 1963 et de 1980 tirée des travaux du studio Tezuka Productions.

Le robotique, l'univers de Go NAGAI :

Des machines prodigieuses robotiques s’affrontent dans des joutes improbables où la terre est leur terrain de jeu. « Goldorak » marque à jamais le talent de Bruno-Réné Huchez d’avoir su détecter, dans un hôtel japonais, le potentiel de ce qui allait devenir une révolution culturelle pour toute l’Europe avec un robot pour ambassadeur. Le fonds culturel présente un ensemble rare de documents d’époque de 1979.

La romantique, l'univers de Yumiko IGARASHI :

Jeunes filles romantiques et princes sur des collines, le genre Shojo pour un public féminin est ici à son paroxysme. Le fonds accueille une illustration brute de toute beauté du Directeur de l’Animation de la série à succès Candy de 1976.

Vaisseaux et épopées, l'univers de Leiji MATSUMOTO :

Aviateur éternel, femmes longilignes aux chevelures infinies, pirates balafrés et causes de justice, le fonds culturel met particulièrement en avant l’univers du corsaire de l’espace « Albator » porté à l’écran par les équipes du studio Toei Animation en 1977 et en 1982. Il signera une collaboration majeure avec les DAFT PUNK au début du 21ème siècle.

La passerelle vers les Comics, l'univers de Buichi TERASAWA :

L’espace comme seule limite à sa fantaisie imprégnée de Pulp Comics et de femmes plantureuses, une rencontre en 2016 permettra d’ajouter une dédicace d’exception au fonds culturel et aux dessins d’animation du studio Tokyo Movie Shinsha de 1982 avec Osamu DEZAKI à la réalisation.

Le combat et la comédie, l'univers d'Akira TORIYAMA :

Des plaines d’Asie jusqu’à la verticalité de l’infiniment grand, du rire jusqu’au combats les plus épiques, le découpage des cases et les lignes de fuite offrent au public l’œuvre d’une vie de l’auteur avec Dragon Ball, puis Dragon Ball Z. Les longues et belles aventures de Songoku et de ses amis illustrent le genre Shonen pour jeunes adolescents. Le fonds culturel intègre plusieurs documents de 1989 dont une rare boule à 4 étoiles qui résume toute la saga.

L’épopée lyrique, l'univers de Masami KURUMADA :

Escaliers et chevaliers, une vision des armures originales revisitées et sublimées par l’approche anthropomorphiste de Shingo ARAKI. Le palier graphique entre manga et animation est conséquent. Les chevaliers de bronze sont particulièrement mis en avant dans un gigantesque diptyque de 1986 au sein du fond culturel.

La ville comme personnage, l'univers de Tsukasa HOJO :

Vibrer dans la scintillante Tokyo dans des décors et costumes d’époques sur les années 80 à 90, partager les pas d’un chasseur des villes qui défend ses clientes, le CITY HUNTER, tantôt sauveur, tantôt volage, les deux faces d’une même pièce de 100 yens. Un ensemble de documents tirés de rares génériques de 1987 et 1988 particulièrement emblématiques est présenté dans le fonds culturel.

La magie, Naoko TAKEUCHI :

De jeunes lycéennes qui se transforment en guerrières lunaires pour combattre les forces du mal. Le fonds culturel présente un générique rare et la scène emblématique récurrente de transformation de l’héroïne principale.

La beauté du sport, Takehiko INOUE :

Le lycée, pivot de la vie nippone. Un lycée Shohoku au détour d’un passage à niveau sur la baie de Sagami qui voit l’affrontement d’équipes de basketball dans des tournois régionaux et nationaux. Le fonds culturel présente un très grand format de celluloïd avec décor d’une lutte épique sur le panier.

L’héritier du maître, Hayao MIYAZAKI :

Adapter le patrimoine de la littérature occidentale, le tour de force de Hayao Miyazaki, animateur puis réalisateur de télévision avant de bifurquer sur le cinéma avec le célèbre Studio Ghibli. Le fonds culturel présente ses travaux de jeunesse de 1979 et une bobine originale master 35 millimètres restaurée pour sa première réalisation en 1978.

Robots, vaisseaux, ingénues, guerrières, combattants, sportifs, rêveurs, une multiplicité de genres et d’histoires pour faire vibrer le public au gré des générations.
Et tant, tant d’autres auteurs, réalisateurs, illustrateurs, que vous prendrez plaisir à découvrir lors d’une visite au cœur de la collection THE ART OF ANIME.

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